une éolienne

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La seule éolienne de Bellot à Doucy

 





A

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Par hasard je suis tombé sur cette émisson ...

Nicolas HULOT

Cliquer ici pour écouter Mr Nicolas HULOT sur RMC le 12 juin dernier.
Nicolas HULOT


Bourse
aux vêtements

Pour envoyer les élèves de CM1-CM2 en voyage, l'école de Bellot organise une Bourse aux vêtements le Samedi 14 et Dimanche 15 Novembre ...

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ill title POINT DE VUE


L'éolien sur Bellot ... L'arbre qui cache la forêt ...



Le projet éolienne sur Bellot est apparemment clos ... Maintenant en tant que novice sur la question, je me suis amusé à lire tout ce qui s'est écrit sur le sujet et en dehors des détails purement techniques, je me suis aperçu que ce n'est pas tellement l'idée de l'éolien qui dérangeait, mais bien la méthode que l'équipe municipale en place (à l'époque) a utilisée.

Au dire des détracteurs du projet ZDE : "Des bellotiers mis devant le fait accompli", "un paysage ravagé" enfin "des distances de sécurité non respectées" ...

"Il n'en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres ...".

Comme je le dis souvent, une idée peut être la meilleure du moment mais si l'emballage est "foireux" alors elle tombera vite dans les oubliettes.

Mais revenons sur l'éolien ... Il y a 30 ans l'éolien ne faisait jamais la une des journaux télévisés tout simplement parce qu'il n'était pas considéré par les industriels comme un investissement rentable.
Effectivement, le « cours » du MWh à l'époque était de l’ordre de 25,9 €, alors que le coût de production du MWh éolien était compris entre 43 à 53 € (source OCDE), donc plus cher...

Dans les années 70 - 80, les industriels qui investissaient dans l'éolien étaient donc soit les premiers "écolo" soit des prévisionnistes de génie qui avaient bien sentis qu'un jour ou l'autre le vent tournerait.

En 1996, l'Etat Français lance le plan "eole 2005" qui avait pour objectif de produire 500 MW éolien, mais là encore les faibles incitations financières (rachat de l'énergie qui passe de 25,9 € à 48 €) ne provoque toujours pas l'engouement des industriels.
C'est véritablement le 8 juin 2001 que la machine s'emballe lorsque par arrêté l'Etat Français fait passer le taux du rachat par EDF de 48 € à 83,8 € le MW.
Rappelons que le coût de production du MW est compris entre 43 € et 53 €, dès lors il reste un bénéfice qui oscille entre 30 et 40 euros par MW produit.
A la vue de ce chiffre le réflexe de Pavlov est apparu chez tous les investisseurs et naturellement la ruée vers l'éolien a débuté. Le mot d'ordre étant : « d'investir le plus rapidement possible, tant que le vent (législatif) est favorable ».

Dès lors cette petite démonstration engendre une question que je n'ai hélas que trop rarement lu chez les pro-éolien ou les anti-éolien :

A qui EDF va facturer cette bonification obligatoire du MW (de 25,9 € à 83,8 €)?
Vous l'avez tous compris, au contribuable que nous sommes.

Maintenant venons-en aux retombées financières locales, autrement dit à la Taxe Professionelle (TP).
Je comprends tout à fait que le Maire d'une petite commune puisse être alléché à l'idée de recevoir 20 000 € de Taxe Professionnelle par éolienne en fonctionnement.
Une taxe professionnelle qui il est vrai fait souvent défaut dans les petits villages.

Donc, en tout honnêteté si j'avais été à la place du Maire de BELLOT à l'époque j'aurais sûrement, dans un premier temps été séduit.

Mais dans un premier temps seulement car après quelques recherches, on constate que cela n'est pas si évident.
Par exemple, les idustriels oublient souvent de préciser que si la commune d'implantation touche la prime d'aménagement du territoire (PAT), et bien les industriels sont exonérés pendant deux ans de taxe professionnelle.
Autrement dit pendant deux ans vous avez des éoliennes en fonctionnement qui ne rapportent rien, sauf aux industriels bien sûr et aux propriétaires fonciers (Bellot ne touche pas cette prime) .

Par ailleurs dans le cas d'une communauté de communes,(ce n'est pas le cas pour Bellot non plus), la Taxe Professionnelle produite par les éoliennes devient une TPU qui est alors redistribuée au prorata du nombre de communes faisant partie de cette Communauté.

Dès lors on peut arriver à une situation un peu cocasse où une commune située à 10 km du lieu d'implantation profite des revenus éoliens de la TPU sans en subir les nuisances.

Comme nous le voyons le sujet éolien n'est pas simple et se complique davantage lorsque l'on sait que la Taxe Professionnelle disparaîtra en 2010 qu'on le veuille ou pas.

De fait les industriels ne seraient plus obligés de reverser quoi que ce soit à la commune.

Maintenant comme vous le savez, l'Economie a horreur du vide, ce qui est supprimé "ici" doit réapparaître d'une manière ou d'une autre "Là" ... Aujourd'hui même une Femme Politique me disait à juste titre :
"Si on ne remplace pas la TP c'est toute la france qui se casse la gueule ...".

On parle déja dans les milieux autorisés d'un projet traitant de l'impôt qui remplacera la taxe professionnelle, la "cotisation économique territoriale" (CET). Le projet organise également une nouvelle répartition des impôts locaux entre collectivités et prévoit différents transferts et compensations versés par l'Etat ... A suivre ...

Pour en revenir à Bellot, il est clair que l'abandon de l'éolien a eu aussi pour conséquence directe la perte d'une manne financière pour notre village (entre 60 et 80 k€ par ans). Et à l'heure où l'on parle de mise aux normes de l'assainissement, de stations d'épuration à rénover et à construire, il est clair que cette ressource aurait été un plus pour l'équipe Municipale en place.
Néanmoins, la TP de l'éolien ne serait il pas l'arbre qui cache la forêt de nos faibles ressources ? Autrement dit n'avons nous pas fait l'erreur de tout miser pendant des années sur cette opportunité financière en omettant de réfléchir aux autres solutions possibles ?

Comme par exemple la mise en place d'une intercommunalité autour du Canton de REBAIS, qui permettrait la gestion commune d'activités (assainissement, ramassage des ordures ménagères, transport urbain ...etc) ou l'élaboration de véritables projets de développement économique, d'aménagement ou d'urbanisme.
Peut-être faudrait il aussi prévoir avec les acteurs de la chaîne de l’offre de logement un plan de construction de lotissement qui permettrait l'arrivée de nouveaux propriétaires et donc un accroissement de l'impôt foncier.
Bien évidemment l'augmentation de la population impliquerait le renforcement de la desserte de Bellot par les transports en commun, enfin favoriser l'implantation de nouveaux commerces. Bien évidememnt en respectant un juste équilibre qui permettrait à Bellot de concerver toute sa spécificité.

Il nous faut désormais comprendre que la période de plein emploi et d'opulence de l'époque de la Cidrerie Mignard est bien loin derrière nous, il en est de même pour les éoliennes, dès lors il nous faut trouver un nouvel angle d'attaque, de nouvelles stratégies, une identité forte et des partenariats afin que notre village de Bellot puisse avoir le développement et le rayonnement qu'il est en droit d'attendre.